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voyage à Cracovie

Dans le cadre d'un voyage autour du devoir de mémoire et de la seconde guerre mondiale, ayant pour thème" La négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire", une vingtaine d'élèves s'est rendue à Cracovie du 8 au 11 février 2017.

 Mémoire des camps, éveil des cosciences

     C'est une évidence que les jeunes d'aujourd'hui sont les citoyens et les décideurs de demain.

      C'est une évidence que connaître le passé, c'est comprendre le présent et l'avenir. Ces évidences le sont davantage en ces temps où le repli sur soi, l'intolérance et la violence annoncent des temps incertains. Une conscience éveillée est un moyen pour lutter contre ces incertitudes.

     L'histoire des camps de concentration au siècle précédent nous permet de comprendre les mécanismes qui ont conduit à une politique, qui n'a pas été loin d'être réussie, d'anéantissement de l'Autre. Les camps ne sont pas le fruit du hasard, ils s'inscrivent dans une logique d'idéologie philosophiques et politiques, de contextes économiques et sociaux.... Comprendre ce cheminement, entendre la parole de ceux qui ont survécu, c'est veiller à ne pas prendre les mêmes voies. Primo LEVI écrit que le premier maillon de cette chaîne terrible, c'est "l'idée, consciente ou inconsciente, que l'étranger c'est l'ennemi". La question est alors Que faisons-nous de cette crainte naturelle de ce qui est autre? La laissons-nous se développer et devenir certitude voire systéme de pensée? Ou essayons-nous, à la lumière de l'expérience des camps, de la dépasser?

    Voilà ce qui nous a conduites à emmener les jeunes dans l'univers concentrationnaire, machine infernale d'Hitler.

     J'ai peine à trouver les mots pour évoquer cette vision d'horreur sous l'occupation nazie: l'extermination de millions de Juifs. Auschwitz déçoit, touche, émeut, écoeure, le mur d'exécution vous paralyse. Birkenau glace le sang, les odeurs vous collent à la peau, cheveux, lunettes et chaussures exposés vous donnent la nausée. L'espérience est " inimaginable" comme le dit ANTHELME. La place du quartier juif Podgorze, qui se trouve au sud de la vieille ville de Cracovie près du fleuve Vistule vous laisse sans voix, les chaises vides rappellent l'absence, la mort de ces femmes, ces Hommes, ces Enfants sacrifiés......

    Les colonnes qui équilibrent l'architecture d'une ancienne usine d'Oskar SCHINDLER, sauveur de Juifs sous l'occupation allemande à Cracovie, transformée en musée, vous mettent les larmes aux yeux à la lecture des lettres des déportés, à la vue de ces visages innocents, vivants, qui continuaient de croire en l'Homme!

     Que chacun de nous alors soit responsable et conscient de ses choix, de ses engagements

     Que chacun de nous soit éveillé

     Que chacun de nous soit aimant et porteur d'Humanité.......

Mesdames SANTRAIN et MULLER