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Sauveteurs du futur: être donneur d'organes

Dans le cadre de leur programme de littérature, des élèves de première L. et S. ont pu échanger à propos du don d'organes lors d'une conférence avec l'ADOT. ( 1 vidéo ).

 

Donner c'est sauver

 

 A partir de quel âge peut on être donneur ou receveur? Être gréffé est-il un frein dans la vie quotidienne? Le retrait d'un organe signifit une perte de l'âme? Comment s'est passée la convalescence après la greffe? Est-ce que l'on peut donner corps et organes à la science? Quelles sont vos sensations lorsque vous assistez à des greffes? Peut-on encore procréer avec un greffon?

     Dans le cadre de leur programme de littérature, des élèves de première L. et S. du lycée ont étudié le roman Réparer les vivants de Maylis de KERANGAL publié le 1er janvier 2014 aux éditions Verticales. La question posée est " Dans quelle mesure la transplantation met-elle en avant la tension dramatique du roman?". En continuité de leur séquence qui portait sur le don d'organes, ils ont pu échanger à propos de ce sujet lors d'une conférence avec l'ADOT.

Depuis le 1er janvier 2017, un nouveau décret concernant le don d'organes et de tissus est appliqué en France: chaque Français devient donneur d'organes s'il n'en a pas exprimé le refus. En cinq ans ( de 2012 à 2016), le nombre de greffes d'organes a augmenté de 17%. Cependant 22617 personnes en ont eu besoin d'une en 2016, chiffre toujours en augmentation ( 21378 en 2015 d'après France ADOT. Et c'est justement Eliane RINGOT, infirmière retraité et présidente de France ADOT 62 qui a témoigné sur la greffe: un sujet qu'elle connaît bien puisqu'elle y a consacré toute sa vie. Celle-ci a répondu aux questions des soixante-dix élèves de Madame MULLER, professeure de Lettres, à l'origine de l'intervention, accompagnée d'Emmanuel gréffé du foie et d'Henri gréffé des pomons. Deux malades qu'elle a pu accompagner tout au long de leur parcours.

"La meilleure chose à faire, c'est d'en parler. En parler chez vous,partout: la parole reste toujours en mémoire."

Après avoir expliqué la découverte du professeur Jean DAUSSET, immunologue français du XXème siècle, prix Nobel de physiologie et médecine en 1980, elle a abordé un des thèmes les plus sensibles en la matière: l'acceptation du don auprès de la famille: "Si on veut une acceptation du don, il faut bien expliquer que la personne est bien morte" déclare t-elle. Difficile pour des jeunes de s'y pencher réellement: il n'est pas toujours facile d'aborder le sujet des dons d'organes. Bien sûr en parler, c'est penser à sa propre mort, mais c'est aussi envisager un don de soi à une personne inconnue, acte ultime de solidarité et d'Humanité.

Quelle a été la greffe la plus marquante pour vous?

"Cest celle d'un enfant de 7 ans, lorsque je suis passée sous le drap pour mettre son doudou près de son cou" a-t-elle répondu.

Les organes ont-ils une mémoire?

Voilà une question digne d'un devoir philosophique à laquelle Emmanuel s'est amusé de répondre provoquant le fou rire dans la salle.

"Non, un organe c'est un organe: c'est comme une bagnole!"

Une chose est sûre, la vie après la greffe change: les traitements sont lourds, nocifs. Mais au delà de tout, la vie est un trésor précieux.

"Des questions, il y en a toujours. Mais de ce niveau là, rarement!" Henri.

 

Anne-Sophie LECLERCQ ( élève de 1ère L. )